Valeurs

Liberté

La liberté est certainement la valeur la plus universelle, mais aussi la plus abstraite, tant ses définitions sont multiples et son vécu personnel. Pour moi, elle est intrinsèquement liée à la responsabilité. Tout humain est libre de ses actes, car il est en mesure d’en assumer les conséquences. Sans cela, la liberté des uns devient un égoïsme qui opprime la liberté des autres. Ainsi, au niveau collectif, l’Etat doit assumer un rôle de régulateur pour préserver un équilibre des libertés.

Durabilité

Notre planète a des ressources limitées et sa capacité à absorber les pollutions humaines arrive à saturation (notamment à travers le réchauffement climatique). Adapter nos modes de production et de consommation des ressources est le principal défi de l’humanité en ce début de 21ème siècle. Concrètement, la durabilité, implique d’évaluer l’impact environnemental de nos décisions, au-delà de la simple valeur marchande. L’Etat doit se doter d’objectifs clairs et donner un cadre d’action aux entreprises et aux particuliers pour atteindre une société durable, sans que la richesse des uns se construise sur la misère des autres.

 

 

Vivre ensemble

Comme beaucoup de villes dans le monde, Genève s’est historiquement construite à travers une forte ouverture au monde, ce qui fait d’elle une ville cosmopolite, moderne et connectée. Cependant, plusieurs catégories de la population se sentent fragilisées et marginalisées par l’évolution du monde et requièrent plus de protection. Je pense ici aux ainés, aux personnes faiblement qualifiées, aux chômeurs, aux working poors et à certains migrants. L’action de l’Etat consiste à accompagner les inévitables changements de société tout en protégeant les catégories les plus vulnérables, notamment en leur offrant des possibilités d’adaptation à leur mesure.

Générations

La nouvelle génération vit une situation particulière : son cadre de vie s’est détérioré par rapport à celui de ses parents. Cette péjoration concerne notamment l’environnement, le marché de l’emploi, les retraites et l’accès au logement, sans compter que le vieillissement de la population alourdit la charge des actifs. Perpétuer le modèle actuel n’est ni équitable, ni possible. L’Etat doit aujourd’hui tenir compte de cette asymétrie dans son action et permettre aux nouvelles générations de disposer de moyens nouveaux pour sa propre réalisation.

 

Genève en 2030

En 2030, Genève assumera son statut métropolitain, à travers un aménagement du territoire maitrisé, un urbanisme apaisé, une architecture de qualité et diversifiée, des espaces publics généreux, des lieux dédiés à la culture et la détente et une mobilité résolument axée sur les modes doux avec un réseau RER efficace (à l’image de Zurich ou Bâle). La qualité de vie urbaine est fondamentale. Une politique du logement active de la part de l’Etat aura permis aux classes moyennes de trouver un appartement sur le territoire cantonal, réduisant ainsi le trafic transfrontalier. Nous retrouverons ainsi le goût de projets collectifs et l’envie d’avenir, qui nous manque en ce moment.

 

Ère numérique et administration

La numérisation de la société a un impact considérable sur notre économie, nos rapports sociaux et sur le monde du travail. Concernant l’administration, le citoyen peut aujourd’hui l’interpeller directement et évaluer son efficacité en 3 clics. Le numérique confirme ainsi le citoyen dans son rôle d’acteur. Les administrations devront à moyen et long terme intégrer cette immédiateté et cette nouvelle forme de relation. Les évolutions technologiques ont de tout temps créé de nouveaux métiers et en ont mis d’autres à mal. La montée en puissance du numérique entraîne cette réalité professionnelle qu’il faut préparer, tout en accompagnant les citoyens moins portés sur le « digital » et préserver les relations humaines lorsqu’elles sont nécessaires; simplifier les procédures administratives ne veut pas dire déshumaniser les rapports entre les personnes.